5 conseils pour faire diminuer le stress avant un entretien d’embauche

Boule au ventre, mains moites, rythme cardiaque qui s’accélère… Difficile d’échapper au stress avant un entretien d’embauche. Voici une trousse de secours pour rester serein avant et pendant l’entretien.

Sommaire

  • Réfléchir à ce qui nous inquiète
  • Se créer une bulle psychologique
  • Adopter la bonne posture
  • Visualiser l’entretien
  • Bien respirer

Réfléchir à ce qui nous inquiète

Passer un entretien d’embauche face à une personne qui a le pouvoir – ou non – de nous attribuer un travail est un moment rarement agréable. Le trac que nous ressentons est naturel, normal. Inutile de chercher à l’éliminer. Mais il est bon de l’interroger : derrière ces pics de stress qui peuvent nous assaillir jusqu’à parfois nous faire perdre nos moyens, qu’est-ce qui nous inquiète vraiment ? La peur de ne pas être à la hauteur ? D’être jugé ? De rester au chômage ? « Si l’on s’inquiète par exemple à cause de trous dans son CV, . » Bien préparer son entretien constitue le premier rempart contre le trac, qui atteint son apogée au début du rendez-vous. « Mieux vaut avoir répété votre discours de présentation », conseille la coach. Le trac étant une anxiété d’anticipation, il disparaît peu à peu une fois l’entretien lancé. Anticiper un entretien, c’est bien connaître son sujet – en l’occurrence, soi-même –, et tel un sportif, se préparer quotidiennement, à la fois mentalement et physiquement, à ce genre d’échéance. Sport, massages pour se relaxer, bon sommeil, méditation… Plus notre vie quotidienne est apaisée, équilibrée, plus nous sommes en mesure d’affronter des stress ponctuels comme celui d’un entretien d’embauche.

Se créer une bulle psychologique

Si notre cœur s’affole, gardons à l’esprit que notre vie n’est pas en jeu. « La personne en face a besoin de pourvoir un poste. Vous êtes là aussi pour l’aider »,. Si notre CV a retenu l’attention, c’est que notre présence est légitime. Nos points forts, nous les connaissons d’ailleurs, mais avec la pression, nous avons tendance à les oublier. « Notre cerveau fonctionne par associations d’idées, analyse la coach. Si on se dit que l’entretien nous fait peur, on va penser ensuite qu’on ne sera pas bon, pas retenu etc ». Seul moyen de court-circuiter cette spirale négative : focaliser sur le moment présent, ce qui va immédiatement faire baisser le stress.

« Le jour J, concentrez-vous sur le recruteur, sur le bureau… » Pour se créer une « bulle », le geste ancrage, emprunté à la PNL, peut aussi aider. « Pensez à un moment positif que vous avez vécu ou à un paysage qui vous apaise. Imaginez y être. Croisez les doigts ou touchez votre oreille… A chaque fois que vous ferez ce geste par la suite, vous ressentirez cet état de sérénité. »

Adopter la bonne posture

« Lorsque l’on rencontre quelqu’un, le langage verbal ne représente que 7% du message que l’on fait passer, souligne le coach. Le paraverbal – le ton de la voix, par exemple –, 38%. Et la posture, 55% ! » Pour faire bonne impression, nous avons donc intérêt à nous tenir droit, la tête haute, plutôt que épaules voûtées, bras et jambes croisés. La position idéale pour se donner confiance avant un entretien ? Celle de « Wonder Woman ». Mains sur les hanches, menton relevé, pieds écartés… Tenue deux minutes, elle stimule la production de testostérone. Utile pour s’affirmer ! Durant l’entretien, rester bien assis, le dos droit, les pieds bien posés à plat sur le sol, aide à rester centré, quoi qu’il puisse arriver.

Visualiser l’entretien

Autre alliée sérénité : la visualisation, qui permet au cerveau de se programmer pour réussir. Au calme, allongé ou assis, « fermez les yeux. Imaginez votre arrivée à l’entretien, la première poignée de mains avec le recruteur, son sourire. Comme si vous étiez extérieur à la scène, visualisez deux personnes se parlant de manière fluide, équilibrée. »

Bien respirer

Passer un entretien en apnée ne peut que faire grimper le stress ! Le conseil du coach : se mettre à la cohérence cardiaque la semaine précédant l’entretien. « Trois fois par jour, pendant cinq minutes, inspirez puis expirez cinq secondes ». Simple et très efficace pour réguler l’anxiété. Le jour J, une respiration profonde par le ventre permet de se détendre. « Trente secondes suffisent pour se sentir mieux ». Pour éviter toute pression inutile, « arrivez en avance, préconise également la coach, pour appréhender le lieu, respirer tranquillement et rester dans votre bulle ». Et si, pendant l’entretien, une question vous déstabilise ? « Restez naturel. Dites la vérité, qu’on vous pose une colle par exemple. Faites preuve d’humour aussi ! »